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Démarches en cas de sinistre dégât des eaux selon la « MAIF »

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Le dégât des eaux est un sinistre fréquent : de 500 000 à un million de cas chaque année en France. De la fenêtre laissée ouverte jusqu'à la rupture de canalisation, le dégât des eaux peut avoir de multiples origines...

Il met souvent en cause deux logements ou plus : une baignoire qui déborde chez l'un se transforme en plafond trempé chez l'autre... Il est donc important de vérifier que ce sinistre est couvert, avant de souscrire tout contrat d'habitation.

Prévention : des gestes qui coulent de source

Garder un œil sur les robinets et les conduites

  • Identifier les robinets d'alimentation en eau de son logement et s’assurer qu’ils sont accessibles à tout moment
  • Inspecter les conduites d'eau et vérifier qu'elles ne cheminent pas dans des endroits inaccessibles. Des trappes amovibles doivent en permettre l'accès (sous la baignoire, etc.)
  • En cas d'absence prolongée du domicile, fermer les arrivées d'eau
  • Les tuyaux passant à proximité de l'air extérieur (soupirail etc.) doivent être protégés par une gaine pour éviter le risque de formation d'un bouchon de glace en hiver

Dans les parties communes d’une copropriété.

L'entretien des conduites communes incombe au syndic. Celui-ci conserve les plans de l'installation hydraulique de l'immeuble et tient à jour le relevé écrit des interventions d'entreprises sur cette installation. Les travaux lourds sont normalement garantis pour dix ans par l'entreprise qui les a réalisés.

Assurance : ce qu’il faut savoir d’une façon générale

Ces paragraphes concernent les contrats d’assurance en général : ils évoquent quelques pratiques courantes et ne seront utiles qu’aux lecteurs non assurés par notre contrat Raqvam.
Prise en charge du sinistre : des exclusions possibles

  • Il est impératif de lire ou relire le paragraphe "exclusions de la garantie" du chapitre "dommages aux biens" de son contrat habitation. En effet, tous les dégâts des eaux ne sont pas garantis par les contrats d'assurance.
  • Le ruissellement à l'intérieur d'un logement d'eaux "venant du sol" n'est généralement pas garanti. Néanmoins, la loi oblige l'assureur à intervenir dans le cas de ruissellement dû à une catastrophe naturelle (crue...).
  • Certains assureurs ne remboursent pas les dégâts dus à un "défaut de réparation" ou "défaut d'entretien caractérisé et connu de l'assuré".

Malfaçon

  • Un dégât des eaux peut avoir une malfaçon pour origine ou facteur aggravant.
  • Si la garantie "recours-protection juridique » a été souscrite, le lésé sera indemnisé pour ses dommages par sa compagnie, qui se retournera contre l'entrepreneur et l’obligera à remettre aux normes l'installation défectueuse.
  • Si l'entrepreneur refuse d'agir, l'assuré devra, avant d'entreprendre lui-même les travaux, faire constater la malfaçon par un expert judiciaire. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, le recours contre l'entrepreneur pourra se poursuivre. L'intervention de l'expert judiciaire (à ne pas confondre avec l'expert d'assurances) peut, selon le contrat souscrit, être remboursée à l'assuré.

En cas de sinistre
Que faire quand on a les pieds dans l’eau ?

  • En première urgence, identifier l'origine du dégât. Elle peut tout aussi bien se trouver chez soi que chez un voisin ou dans les parties communes.
  • Une fois l'origine déterminée, agir en conséquence : fermer l'arrivée d'eau, au besoin en appelant le concierge ou un plombier à la rescousse.
  • Si l'origine d'un dégât important est située dans un appartement inaccessible, faire appel à la force publique : les pompiers sont habilités à entrer de force dans un logement si la situation le justifie.
  • Si on patauge dans l'eau, appeler une entreprise spécialisée ou les pompiers (gratuits ou non selon les départements) : ils sont équipés pour épuiser et assécher les logements inondés.
  • Faire sécher les locaux (aération, chauffage...) et les biens endommagés. S'il s'agit de vêtements, les faire nettoyer si nécessaire et conserver les factures du pressing.
  • Ne pas jeter les objets endommagés avant que l'expert les ait examinés (y compris rouleaux de moquette...).

Le constat amiable

  • Comme pour les accidents de la circulation, il existe un constat amiable de dégâts des eaux, disponible chez votre assureur.
  • Celui-ci doit être rempli avec l'auteur du sinistre.

 

Constat, déclaration et indemnisation

Par téléphone 
De plus en plus d'assureurs acceptent les déclarations de sinistre par téléphone. On demandera par oral les renseignements qui seraient consignés dans le constat amiable, mieux vaut donc remplir aussi le document écrit, à titre d'aide-mémoire.
Sur papier libre 
Si l’on n’a pas de constat amiable, on peut envoyer à l’assureur une déclaration sur papier libre, en précisant : le lieu du sinistre, la date, les causes et circonstances du sinistre, la nature et l'importance approximative des dommages (les siennes comme ceux des tiers), si possible les coordonnées du présumé responsable et celles de son assureur.
Conseils pour le constat

  • Obtenir et indiquer le nom de la compagnie d'assurances du tiers avec qui l’on remplit le constat. Le nom de la compagnie assurant l'immeuble en dégât des eaux est disponible auprès du syndic ou du propriétaire.
  • À la case "nature de l'immeuble", cocher "immeuble locatif" s'il appartient à un propriétaire unique et "copropriété" s'il appartient à plusieurs copropriétaires.
  • Envoyer le constat (ou la déclaration) par pli recommandé à l’assureur au plus tard dans les 5 jours après la constatation du sinistre. 
    En cas de difficulté à remplir le constat amiable (un document complexe !) et si vous êtes assuré par Raqvam, appelez votre délégation MAIF.

 

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